Le Miel de Manuka

Les Maoris utilisent les propriétés bactéricides des feuilles de Manuka depuis longtemps, et il a fallu attendre l’arrivée des abeilles à miel des européens pour que ce miel soit produit en 1839. Pour tout connaitre sur ce miel, le mieux est de consulter les travaux du Docteur Molan qui a consacré sa vie à son étude.

Son témoignage sur sa découverte :

La découverte du Professeur Thomas HENLE, Chercheur à l’Université Technique de Dresde :
En 2008, « plus ou moins par chance » Thomas Henle et son équipe ont découvert la présence du composant qui est à l’origine de l’effet spécifique du miel de Manuka : c’est le méthylglyoxal (MGO). Ce composant était déjà connu car présent dans de nombreux aliments, mais c’est sa forte concentration dans le miel de Manuka qui lui donne ses propriétés exceptionnelles.

Voici le lien où le professeur Henle décrit ses travaux :

Concentration de Méthylglyoxal

miel-saphylocoque

 

La photo ci-contre met en évidence que c’est le méthylglyxoal qui confère au miel de Manuka sa capacité antibactérienne. Elle compare l’activité antibactérienne du miel de Manuka, du miel normal auquel on a ajouté du MGO, du MGO pur, et un miel normal sans adjonction de MGO.
Le cercle bleu autour du staphylocoque doré est l’indicateur de l’activité antibactérienne, il est clairement visible là où le MGO est présent, et il est absent dans le cas du miel normal sans MGO.

 

 

courbe-miel-bacterie

 

 

Enfin, la courbe ci-dessous montre la corrélation presque linéaire entre la concentration de MGO dans un miel et la puissance de son activité antibactérienne. Elle est constituée à partir de la mesure de l’activité antibactérienne de 61 échantillons de miels de Manuka contenant des quantités différentes de MGO.

 

 

 

A l’issue de ces travaux, la communauté scientifique s’accorde sur les assertions suivantes:

  • Le MGO est seul responsable de l’activité antibactérienne spécifique du miel de Manuka, et d’autres composants du miel renforcent cette activité,
  • Sans MGO, l’activité antibactérienne d’un miel est négligeable,
  • Les revendications d’activité antibactérienne basées sur l’action du peroxyde ne sont pas validées scientifiquement. Elles sont d’ailleurs interdites en Nouvelle Zélande.